Un livre, deux éditions

Soumis par Lionel le dim 08/03/2020 - 10:16

Traditionnellement, un livre n'est constitué que de la dernière version en vigueur. Pourtant, pour Thriller autobiographique, deux éditions sont valables simultanément, et elles diffèrent quelque peu.

 

Une version d'origine, toujours valable

Thriller a été écrit par bribes autour de 2012-2013 pour laisser des traces de ce que je vivais, essentiellement pour mes enfants, afin que des juges qui se pencheraient sur l'affaire ne fassent pas croire à une réalité modifiée. Puis à partir de la fin 2014, quand j'ai dû fuir une première fois en région parisienne pour éviter un internement forcé, j'ai consolidé le Thriller. Je le raconte d'ailleurs au chapitre 72.

L'objectif de cette version d'origine était de sauvegarder ma version des faits, mais sans attaquer qui que ce soit; Les noms de tous les intervenants, familiaux mais aussi professionnels agissant au nom de l'État étaient modifiés.

Cette version d'origine a été finalisée vers 2016. (Quelques légères modifications de style peuvent apparaître, mais elles ne portent pas sur l'essentiel.)

 

Une nouvelle version, augmentée d'un prologue

En 2019, j'ai fait l'objet d'une arrestation, placement en garde à vue prolongée et contrôle judiciaire dans l'attente de mon procès en février 2020.

La substitut du procureur, que je mets d'ailleurs en cause dans mon affaire, et qui dirigeait l'enquête, m'a clairement demandé à l'issue de ma garde à vue de faire disparaître toutes mes publications ou vidéos dans lesquelles je montre les faux procès verbaux et faux jugements de policiers et de juges que je cite. Or, mes citations constituent ma propre défense : c'est parce que j'avance ces preuves que l'on peut accorder plus de crédit à mes affirmations. Si elles venaient à disparaître, je ne me fais aucune illusion pour être envoyé dans les semaines ou les mois qui suivent dans un asile. Il s'agit pour les pouvoirs publics de transformer une réalité, un peu à la manière de 1984, l'excellent roman de George Orwell.

Là non plus, je ne me fais pas trop d'illusions : pour les pouvoirs publics, le faux procès devant lequel je vais être traîné comporte deux objectifs : m'anéantir, toujours en poursuivant l'objectif qu'ils se sont donnés depuis 2014 en visant mon aliénation, mais aussi faire supprimer auprès d'entreprises privées (tous ces « géants » du Web) les références nécessaires à ma défense. Et là encore, je ne me fais pas trop d'illusions, ils devraient y arriver si je ne continue pas à me battre.

Il n'y a qu'une seule chose qu'ils n'arriveront pas à faire supprimer : ce sont les livres. Je persiste à clamer que je ne suis pas fou, que je suis bel et bien victime, comme plusieurs autres Français d'ailleurs, ce qui m'arrive n'est pas unique, et que même si j'étais à aliéner les œuvres de fous restent valables, elles ne peuvent pas être censurées, en tout cas pas dans la France du XXIe siècle.

J'ai donc décidé de poursuivre ma protection en citant le nom de plusieurs intervenants professionnels, et je m'en explique dans le prologue de cette seconde version.

 

Au final, il n'y a pas de version meilleure qu'une autre. J'ai personnellement une préférence pour la version originale, anonymisée, mais d'autres lecteurs peuvent préférer la version avec des noms supplémentaires, qui apparaît plus crédible.

 

Pour aller plus loin: